mardi 20 décembre 2005

Critique de la théorie biotique de l'enfouissement du pétrole

La théorie officielle propose deux explications différentes pour la formation du charbon et du pétrole. Pour la formation du charbon, comme on l'a vu, des forêts de conifères et de fougères auraient été enfouies telles quelles soudainement sous des sédiments.

Pour la formation du pétrole, les théoriciens du pétrole biotiques ont été obligés de trouver autre chose. Dans la mesure où on en trouve en pleine mer, loin des forêts et des fleuves apportant des sédiments, le principe ne pouvait pas être le même. Donc, selon la théorie biotique, le pétrole se serait formé dans la mer et dans des lacs. Dans la mer, à partir d'un faible pourcentage d'algues et de plancton qui seraient tombés au fond (moins de 1 %), puis avec le mouvement des plaques tectoniques (subduction), la plaque maritime se serait retrouvée sous une plaque terrestre. Ainsi, avec les pressions importantes, les débris de plantes se seraient transformés en pétrole. Le pétrole étant liquide et plus léger que la plaque en question, le pétrole serait remonté vers la surface. Une certaine quantité se serait faite bloquer dans son ascension vers la surface par des couches imperméables, créant ainsi des poches de pétrole qui sont les gisements exploités actuellement.

Seulement, là aussi, cette théorie créée pour l'occasion pose plein de problèmes.

Déjà, premier problème, vu que la plaque tectonique va vers la terre, et vu que le pétrole est sensé avoir été créé il y a très longtemps, au carbonifère, les algues et plancton auraient été des algues et plancton de pleine mer. Seulement, il n'y a pas d'algues et de plancton en pleine mer. Dès qu'on s'éloigne un peu des cotes, la mer devient un vrai désert de vie. Donc, il n'y aurait pas eu assez d'algues et de plancton pour créer tout le pétrole.

Et puis, un autre problème, c'est que, jusqu'à nouvel ordre, les algues est le plancton flottent. Donc, on ne voit pas pourquoi il y aurait eu ne serait-ce que 1 % de ces plantes se retrouvant au fond de la mer. D'ailleurs, on ne sait pas si cette théorie a été vérifiée et si on a bien une couche de débris végétaux de dizaines ou de centaines de mètres d'épaisseur dans le fond des mers.

A priori, il devrait y en avoir beaucoup plus de débris là ou il y a beaucoup de vie, c'est à dire, près du bord. Or, quand on se baigne dans la mer ou dans des lacs, on n'enfonce pas ses pieds dans une couche de débris de plante, mais plutôt dans du sable ou sur des rochers. D'ailleurs, on ne sait pas si la théorie a été vérifiée. Les atolls du genre Tahiti qui sont pourtant remplis de vie ne sont pas des cloaques envasés, mais des endroits avec un magnifique fond de sable. Alors, on me dira que ce n'est pas pareil puisque dans le fond des océans, il n'y a pas d'animal pour recycler ce matériel végétal. Oui, mais, le problème, c'est que la présence d'une couche très épaisse de débris végétaux dans le fond des océans suppose une accumulation. Et une accumulation suppose un apport régulier de nutriments. Donc, on ne voit pas pourquoi, dans un lagon ou sur le bord de mer ou le bord d'un lac, il n'y aurait pas accumulation aussi. Or, on ne la constate pas cette accumulation. Les lacs ne sont pas eutrophiés et il n'y a pas de couche de débris dans le fond.

Ensuite, même en supposant que ça se soit passé comme le dit la théorie biotique, une fois au fond, ça n'aurait pas été recouvert par des sédiments, puisque trop loin des côtes. Donc, ça aurait eu tout le temps d'être détruit, éparpillé. En tout cas, il y aurait eu tout un temps ou l'épaisseur de végétaux n'aurait pas été recouverte par des sédiments, et donc, n'aurait pas pu se transformer en pétrole. Le recouvrement aurait été fait près des cotes.

Et encore, il n'y a que les fleuves qui charrient des sédiments. Autrement, la terre ne déverse pas de sédiments. Donc, ça limite très fortement les zones où il peut y avoir recouvrement par des sédiments et ça limite fortement la quantité de sédiments en question. Et même les fleuves doivent déverser leurs sédiments seulement très près des cotes, pas à des centaine de kilomètres de là.

Ensuite, en supposant que des sédiments aient quand même recouvert les morceaux d'algues et de plancton, il s'agit de 1 % d'une très faible quantité de plantes, bref, des débris éparpillés, probablement souvent de très petite taille. Normalement, une fois dans la terre, ça aurait du se fossiliser, pas se transformer en pétrole.

Mais supposons que tout ce soit déroulé selon les hypothèses de la théorie biotique. Les débris végétaux sont tombés au fond des océans, ils ont été recouverts de sédiments sans se fossiliser. On en arrive au problème du transport de ces débris via le mouvement de la plaque tectonique qui se dirige vers la terre.

Pour le pétrole off-shore, premier problème, on peut supposer que la couche de sédiment n'est pas assez importante pour que la pression transforme les débris de végétaux en pétrole. Donc, il faut que la plaque maritime passe sous la plaque terrestre pour que la pression devienne suffisante pour que la transformation se fasse. De toute manière, si les débris se transformaient en pétrole avant de passer sous la plaque continentale, celui-ci remontrait avant qu'il y ait une couche de roche pouvant servir de poche imperméable et tout le pétrole serait perdu.

En plus, on ne voit pas pourquoi ce qu'il y a au dessus de la roche s'enfonçant s'enfoncerait aussi. Vu que les deux plaques sont collées l'une à l'autre, les sédiments et la couche de débris végétale devraient être raclés et s'accumuler à la jonction des deux plaques tectoniques. Ce n'est pas parce que c'est juste au dessus de la roche de la plaque tectonique que ça fait partie de celle-ci.

Et aussi, dans la mesure où la plaque terrestre se trouvant sous l'eau est souvent à moins de 200 km de la terre, et que la plaque maritime glisse assez rapidement (toute proportion gardée) sous elle, il y a un problème de timing. Il n'y aurait pas eu assez de temps pour que les débris se transforment en pétrole. Surtout pour le pétrole off-shore. La plaque tectonique progresse vers la terre d'environs 5 à 10 centimètres par an. Si le pétrole off-shore est trouvé par exemple à 20 km des cotes, ça veut dire que le pétrole a été formé en 1.800.000 ans (Il a été formé à 180 km des cotes. avec une progressions de 10 cm/an, il a fallu 1.800.000 ans pour faire ces 180 km). Donc, il s'agirait de pétrole formé il y a moins de 2 millions d'années. Bien sur, les débris viennent de plus loin (de 2000 ou 3000 km). Mais comme ils n'auraient pas pu se transformer en pétrole avant (pas de sédiment et de plaque tectonique pour les recouvrir, et obligation d'une plaque tectonique pour servir de réservoir), ils ont forcément été transformés une fois sous la plaque tectonique. Donc, la théorie disant qu'il aurait fallu 60 millions d'années pour que le pétrole se forme est clairement battue en brèche.

Mais la plaque terrestre peut-être encore moins éloignée que ça des cotes. Si on prend le pétrole off-shore se trouvant au niveau de Kinshasa (République Démocratique du Congo, ex Zaïre), la plaque terrestre semble se trouver à moins de 100 km de la cote (peut-être même 50 km). Donc, le pétrole trouvé aurait été formé en moins de 1 million d'année et peut-être même moins de 500.000 ans. Problème, les champs de pétrole se trouvent jusqu'à 100 km de la cote. Donc, tout au bord de la plaque terrestre. Bref, le pétrole n'aurait pas eu le temps de se former. Et puis, si la plaque terrestre est si près de la cote, on devrait trouver du pétrole essentiellement sur la terre ferme. La partie off-shore ne devrait représenter qu'une minorité du pétrole présent dans cette zone. Ce qui n'est pas le cas.

Seulement, pour faire un petit aparté, c'est plus facile d'arnaquer ces pays-là avec du pétrole off-shore. Ils n'ont même pas de bateaux pour aller vérifier la production. C'est alors facile de déclarer une production inférieure à celle réelle et d'avoir donc du pétrole garantie 100 % taxe-free. Donc, tant qu'à faire, les compagnies pétrolières préfèrent développer le pétrole off-shore que le pétrole sur la terre ferme.

Ensuite, il y a le problème du pétrole continental. Selon les modèles, la plaque s'enfonce très rapidement dans les profondeurs terrestres. Donc, le pétrole se trouverait rapidement dans des zones ou se trouverait du magma. Donc, le pétrole continental ne pourrait pas venir du pétrole formé au fond de la mer.

Pour palier au problème présenté ci-dessus, les théoriciens ont émis l'idée que le pétrole terrestre viendrait des lacs ou de mers intérieures. Seulement problème : comment les débris végétaux auraient pu être recouverts d'une couche de roche suffisamment importante pour entraîner la formation de pétrole, puisque là, il n'y a pas de zone de subduction ? Les sédiments n'auraient pas été suffisants. Et de toute manière, ils auraient laissé passer le pétrole, puisqu'il n'y aurait pas eu de roche imperméable empêchant le pétrole de passer et permettant ainsi de faire des poches de pétrole. Tout le pétrole serait donc remonté à la surface (selon la théorie biotique) et se serait perdu.

Et puis, de toute façon, en ce qui concerne les lacs, leur profondeur est bien moins importante que celle d'une mer. Donc, les débris de plantes allant vers le fond seraient recyclés par les animaux vivant dans le lac. Bref, le seul moyen, selon la théorie biotique, pour avoir du pétrole terrestre ne tient pas.

Donc, pour le problème de l'enfouissement du pétrole aussi, la théorie biotique est pleine de trous, de bizarreries, de légèretés, d'incohérences, qui ne la rendent absolument pas crédible.

lundi 5 décembre 2005

Critique de la théorie biotique : le recouvrement des forêts par les sédiments

Selon la théorie biotique du charbon, celui-ci s'est formé à partir de forêts de pins et de fougères du carbonifères qui auraient été régulièrement recouvertes par des sédiments. Des sédiments auraient recouvert une première fois la zone, puis une deuxième fois, etc... aboutissant ainsi à des couches de charbons différentes.

Seulement, cette théorie de la formation du charbon ne tient pas.

Elle ne tient pas parce que un tel système de recouvrement ne peut pas avoir existé. A piori, tout cela a du se passer en plaine. Les sédiments ne peuvent être amenés là que par l'eau. Le problème c'est que s'il s'agit de forêts, jusqu'à nouvel ordre, ça ne pousse pas les pieds dans l'eau, mais sur la terre ferme (à part le cas particulier des mangroves, mais il ne s'agit pas de forêts de conifères). Les cours d'eau ne représentent pas grand chose de la surface d'une forêt. Donc, à aucun moment, les forêts en question n'auraient pus être recouvertes de sédiments. Supposons que les zones aient été marécageuses, ben, le problème, c'est qu'il s'agit d'eau quasiment stagnantes. Il ne peut pas y avoir recouvrement brusque par des sédiments. Donc, les plantes auraient eu le temps de s'adapter à un lent afflux de sédiments. Or, pour qu'il y ait recouvrement, il faut qu'il soit très brusque. Et donc, là non plus, il n'y aurait pas pu y avoir recouvrement.

De toute façon, seul les fleuves peuvent amener des sédiments. Or, ils n'en amènent pas des quantités extraordinaires (sinon, ils se boucheraient). Et même avec des innondations, il y aurait trop peu de sédiments pour ensevelir toute une région.

Par ailleurs, en pleine terre, l'eau n'est pas tellement apportée par de gros fleuves, dans les régions marécageuses, mais par de petits cours d'eau à faible débit et les précipitations. L'eau stagne. Donc, elle ne transporte pas de sédiments puisque, tout simplement, elle ne voyage pas ou peu.

Et puis, même si sédiments il devait y avoir, ils ne pourraient se déverser que dans un terrain en creux. Et une fois ce terrain en creux bouché, les cours d'eau ne pourraient plus y accéder puisqu'il n'y aurait plus de creux et plus non plus de différence de hauteur permettant à l'eau de sécouler. Donc, il ne pourrait pas y avoir répétition du phénomène. Or, la théorie officielle suppose sa répétition pour qu'il y ait plusieurs couches de charbon.

On peut bien sûr supposer que ça se soit passé à l'embouchure d'un fleuve du genre large estuaire. Le problème c'est que, que la taille du fleuve qui alimente l'estuaire est bien moins large que l'estuaire lui-même et son flux pas assez important. Donc, l'afflux de sédiment ne peut pas s'être fait rapidement. Même en cas d'augmentation soudaine de flux avec beaucoup de sédiments ça ne suffirait pas. En plus, dans ce cas, le flux plus rapide du fleuve aurait tendance à se concentrer dans le lit du fleuve et à se déverser directement dans la mer plutot que sur les cotés. Bref, au niveau d'un estuaire, tout se fait de façon extrêmement lente. Impossible de recouvrir une forêt rapidement.

Par ailleurs, même problème que pour les plaines, si la zone se fait recouvrir de sédiments, elle va se retrouver au dessus du lit du fleuve, qui devra alors trouver un autre chemin pour se déverser dans la mer. Et le phénomène ne pourra pas se reproduire.

En plus, ça limite fortement la taille de la zone concernée. Des fleuves gigantesques avec des estuaires très larges, il n'y en a pas beaucoup. En plus, en général, on n'y voit pas de forêt. Pour la bonne raison que c'est partiellement inondé. Et puis ça limite la chose aux cotes (et à un tout petit bout de cote puisque ça ne se trouve qu'à l'embouchure d'un fleuve). Donc, d'où vient le charbon se trouvant plus dans les terres ? Problème qui va revenir sur le point suivant.

Une autre théorie est celle de l'affaissement de terrains près de la mer. Le terrain s'affaisserait, entrainant ainsi un recouvrement de la zone par l'eau de mer. Puis, il y aurait recouvrement de la zone par des sédiments, remettant ainsi le terrain à flot. Puis, une nouvelle fois, le terrain s'affaisserait , serait recouvert par la mer puis par les sédiments, etc...

Déjà, on ne sait pas d'où ça vient cette histoire d'affaissement de terrain sur une large zone et quels exemples il y aurait de ce genre de phénomène. Ca semble vraiment à une hypothèse trouvée pour l'occasion.

Mais, supposons que ça ait pu se passer.

Un premier problème, là encore, vient de la vitesse du phénomène. Si l'innondation est progressive, la végétation va mourir avant même d'être recouverte, puisqu'elle ne peut pas pousser dans de l'eau salée. Donc, lorsque la zone sera envahie, il n'y aura plus de foret à recouvrir depuis longtemps.

Ensuite, en supposant que l'affaissement de terrain ait été brutal, il y aurait toujours le même problème de la vitesse du recouvrement par les sédiments. Si les sédiments recouvrent la zone lentement, la végétation aura disparu. Et on ne voit pas pourquoi ça se ferait rapidement.

Et pour qu'il y ait recouvrement par des sédiments, il aurait fallu un cours d'eau déversant des sédiments juste à cet endroit. Donc, dans le mesure où il s'agit de vastes zones, on ne voit pas comment il y aurait pu y avoir des fleuves un peu partout. Et comme dit plus tot, si ça se situe dans le delta de l'embouchure d'un fleuve, normalement, il n'y a pas de forêt. Ou alors, assez loin, et donc loin des sédiments.

Et puis, il faudrait qu'il y ait à chaque fois juste le bon taux de recouvrement et le bon taux d'affaissement pour que le niveau des sédiments ne soit pas trop au dessus de la mer pour se faire recouvrir par l'eau lorsqu'il y aura le prochain affaissement (au lieu de rester au dessus de la mer) et que l'affaissement ne soit pas trop important pour que le prochain recouvrement par les sédiments puisse remonter le sol au dessus du niveau de la mer et qu'une foret puisse y pousser.

Et il faudrait là aussi que ça se soit produit régulièrement, non seulement au même endroit, mais aussi à plein d'endroits différents.

Enfin, si la mer est en bordure de la zone en question, elle recouvre d'autres zones et est éloignée d'autres. Donc, il y a un problème. Prenons l'Europe. Supposons que la mer soit allée jusqu'au coeur de l'allemagne. Ca aurait signifié que tout le bassin belge par exemple, se trouvait sous des centaines de mêtres d'eau. Donc, pas de forêts à cet endroit. De même, toutes les zones charboneuses en Allemagne se trouvant éloignées des cotes n'auraient pas pu connaitre ce phénomène d'affaissement et de recouvrement par l'eau de mer puis par des sédiments. Et si on suppose que tout ça s'est passé au carbonifère, on ne peut pas compter tellement sur les glaciations pour faire évoluer le recouvrement de ces différents endroits par la mer, puisque l'époque est supposée être une période chaude. De toute manière, quand bien même la mer se serait retirée et que le phénomène se serait passé dans les zones précédemment immergées, toutes les zones n'ayant jamais été à proximité de la mer n'aurait pas pu connaitre ce phénomène. Et pour les zones précédemment immergées, si la mer s'était retirée, le phénomène de recouvrement n'aurait pas pu se faire bien souvent, puisque la mer se retirait.

Tout ceci entraine que l'hypothèse de recouvrements réguliers de forets entières et ce, sur de très vastes zones, à plein d'endroits différents, n'est pas crédible.

mardi 22 novembre 2005

Les partisans de la théorie du peak-oil vont se faire couillonner

De nombreux partisans de la théorie du peak-oil y croient donc parce que ça valide d'autres théories auxquelles ils croient. Ils sont donc prêts à se voiler la face, à se mentir à eux-même.

Et pire, ils se disent que même si ça n'est pas vrai, il faut soutenir cette théorie pour que les leurs autres théories soient appliquées. Ils sont donc prêts à soutenir consciemment des mensonges gouvernementaux pour soutenir leur agenda. Et ils sont prêts à étouffer la vérité. Leur situation c'est un peu "chut, ne dites rien. Même si n'est pas vrai, la croyance au peak-oil va permettre la décroissance pour lutter contre la pollution et le réchauffement de la planète". Ils acceptent donc éventuellement d'être les supplétifs des compagnies pétrolières, pensant avoir des intérêts communs. Au prix du mensonge.

Seulement, cette stratégie ne servira à rien. Et les partisans de la théorie du peak-oil vont se faire complètement couillonner. Ce qui va se passer, c'est exactement l'inverse de ce qu'ils espèrent. Parce que, dans la mesure où le pétrole est abiotique, que les compagnies controlent le marché du pétrole, que ça engendre un argent énorme, et que ça offre tous les avantages déjà cités aux pays anglo-saxons, il est évidemment hors de question pour ces différents pouvoirs de lacher la main et d'abandonner le marché du pétrole (en allant par exemple vers du nucléaire + hydrogène, ou vers des énergies renouvelables). Le système leur est beaucoup trop favorable pour qu'ils l'abandonnent.

Alors que va-t-il se passer ? Eh bien, tout simplement que les prix vont rester hauts pendant quelques temps, et puis vont baisser, pour revenir à des niveaux du genre 25 ou 35 $ le baril. Ainsi, le monde continuera a fonctionner à partir du pétrole, avec les compagnies pétrolières et les pays anglo-saxons maitrisant le marché. Les compagnies pétrolières auront fait des bénéfices gigantesques pendant quelques années. Ce qui leur permettra de voir venir pendant une dizaine d'années de vaches moins grasses ; jusqu'à la prochaine crise provoquée par elles-mêmes, aidée par les gouvernement anglo-saxons. Il est dans l'intérêt de ces différents acteurs que rien ne change dans le fond, mais qu'il y ait quelques crises de temps à autres pour faire temporairement des bénéfice exceptionnels.

Et les partisans de la théorie du peak-oil qui espéraient que grace à cette théorie, vraie ou fausse, le monde change et aille vers la décroissance (ou vers le grand cataclysme pour les catastrophistes), en seront pour leurs frais. Dans 20 ans, le monde continuera à fonctionner avec le pétrole, et dans 60 ans aussi, dans 100 ans pareil, etc... Bref, ça va continuer pendant très longtemps.

Au passage, les théories conspirationnistes (terme qui n'est pas péjoratif pour moi) selon lesquelles les maitres du monde voudraient créer une rareté volontaire du pétrole pour entrainer une dépopulation mondiale sont complètement bidons à mon avis. On disait ça aussi pour le SIDA. Et jusqu'à nouvel ordre, l'objectif, si objectif il y avait, n'est pas atteint, bien au contraire. La population mondiale continue à croitre assez fortement. Non, l'objectif, c'est uniquement de faire plus de profit que d'habitude pendant un certain temps. Et ensuite, de continuer avec le même système pendant longtemps.

Il est évident que si l'histoire du peak-oil à été inventée, alors, c'est que les pouvoirs économiques et politiques ont la haute main sur l'affaire, la contrôlent complètement. Mais il semble que ça ne vienne pas à l'esprit des partisans du peak-oil quand ils se disent que vraie ou pas vraie, cette théorie va permettre de pousser leur propre agenda. Quand les pétroliers et les gouvernements anglo-saxons décideront d'en finir avec l'affaire, on passera à autre chose. Les journaux arrêteront de parler du peak-oil, et l'affaire sera mise en sommeil pendant quelques années, avant d'être ressortie à l'occasion. Ce ne sont pas eux (les partisans du peak-oil) qui vont pouvoir y faire grand chose. De toute manière, avec la baisse de prix, de nombreux partisans de la théorie du peak-oil se lasseront.

Et comme déjà dit, cette histoire sera ressortie à l'occasion. Ca fait 30 ans que dure cette histoire de peak-oil. On l'a sortie en dans les années 70, en 1989 (comme par hasard, un an avant l'invasion de l'Irak et la montée de prix du pétrole), puis en 2003, après l'invasion de l'Irak. C'est sans fin de toute manière. Dans 20 ans, on se dira que, là, vraiment, c'est bon, on doit vraiment être près de la fin. Et 20 ans après, ben, là, ça devrait vraiment être bon cette fois. Et si ça n'est pas le cas, 20 ans plus tard, là, non, là vraiment, on devrait ne pas y couper. Il y aura toujours des gens pour y croire. Sauf si la théorie du pétrole abiotique gagne.

En fait, la seule façon que les choses aillent dans le sens des partisans écologistes du peak-oil, c'est au contraire de soutenir la théorie du pétrole abiotique. Puisque, ainsi, à peu près tous les pays de la terre pouvant produire leur propre pétrole, il n'y aura plus quelques grosses compagnies internationales ayant la haute main sur le pétrole, ni de pays tirant une bonne partie de sa puissance de celui-ci.

lundi 21 novembre 2005

Pourquoi les partisans du peak oil sont réticents à croire à la théorie du pétrole abiotique ?

D'abord, qu'est-ce que le peak-oil ? C'est le fait que la production pétrolière mondiale arrive à un pic et qu'après ce moment, la production ne puisse que baisser. Ce qu'on appelle actuellement la théorie du peak-oil, c'est l'idée qu'on serait en train d'arriver à, voir on aurait déjà dépassé, la date où la production ne peut plus que stagner, puis rapidement, baisser. Alors que la théorie officielle dans ce domaine est qu'on aurait encore pour 40 ou 50 ans de production soutenue devant nous. Bref, selon la théorie du peak-oil, on n'aurait plus aucune marge de manoeuvre ; le prix du pétrole va augmenter de façon énorme progressivement et les économies vont s'effondrer par manque de cette matière essentielle. Evidemment, cette théorie est complètement réfutée par la théorie du pétrole abiotique. Puisque, loin de manquer de pétrole, la monde aurait du pétrole pour des milliers ou des dizaines de milliers d'années, si ce n'est plus.

Quand on présente les idées sur le pétrole abiotique sur Internet, les partisans du peak-oil, au lieu de considérer l'idée, la rejette systématiquement.

En fait, quand on discute avec eux, il semble que la plupart soient contents que le peak-oil arrive. Ils trouvent ça bien. Ils ne sont pas catastrophés par une baisse soudaine de leur niveau de vie, par les guerres et autres joyeusetés qu'ils prédisent eux-mêmes. Rien ne les affolle. Et loin d'accorder et de se réjouir que telle technologie devrait permettre de limiter les dégats, ils dénigrent systématiquement la technologie en question.

En fait, comme ailleurs, le monde des partisans du peak oil n'est pas homogène. Et il faut voir du coté des différents types de partisans du peak-oil pour comprendre où est le problème.

Déjà, une grosse part, si ce n'est la plus grosse part des partisans du peak-oil, et de loin la plus dynamique, sont apparemment des écologistes. Ceux-ci sont plus que contents que le peak-oil arrive, parce qu'ils pensent qu'ainsi, on va aller vers un mode de vie plus respectueux de la nature et éviter le réchauffement de la planête (moins de pollution, moins de rejets de CO2, etc...). Le mot d'ordre est décroissance. Dans cette optique là, le peak-oil, c'est un heureux évènement. Et le plus tot et le plus vite sera le mieux. ils crient bravo à l'arrivée du peak-oil. Et au contraire, toute solution permettant de maintenir un mode de vie actuel (voitures, voyages à l'étranger, consommation d'énergie, produits manufacturés, produits chimiques, etc...) qui leur est présentée est critiquée.

Un deuxième genre de partisans du peak-oil, ce sont les catastrophistes. Pour eux, tout ne peut aller que de Charybde en Sylla (réchauffement de la planête, trou dans la couche d'ozone, endettement des pays riches, concurrence des pays pauvres, etc...) et donc, le peak-oil confirme leur vision pessimiste du monde. Et leur dire que le pétrole est abondant et qu'il ne va pas y avoir de catastrophe, c'est aller contre cette vision du monde. Donc, là aussi, toute théorie allant contre celle du peak-oil, ou toute solution permettant d'en pallier les effets est régulièrement critiquée et écartée. Catégorie bizarre, mais elle existe vraiment.

Ensuite, c'est plus flou. Il y a peut-être quelques insiders (des gens qui sont contents de savoir avant ou mieux que les autres). Ils pourraient être contents de connaitre aussi avant les autres la théorie du pétrole abiotique. Seulement, on peut penser que pour beaucoup, le fait de remettre en cause leur théorie précédente, en laquelle ils ont cru, soit une remise en cause de leur capacité de jugement (dont ils sont fiers) et que du coup, ils éprouvent quelques résistence à passer à une autre théorie.

Pour les deux premières catégories, il semble bien que l'acceptation du peak-oil soit due au fait que ça ne fait que confirmer des idées qu'ils avaient avant. Donc, l'adoption de cette théorie vient plutot d'une pensée conservatrice. Et ça ne vient pas de l'amour de la vérité, mais de l'envie de voir sa théorie triompher. Donc, alors qu'on pourrait se dire que le fait d'adopter la théorie du peak-oil implique une bonne capacité à s'adapter aux idées nouvelles (puisque les idées sur le peak-oil sont asssez nouvelles), en fait, pour les catégories les plus importantes et actives de ses partisans, ça a pour origine une pensée assez conservatrice, peu adaptable aux idées nouvelles et témoignant d'une absence de considération pour la seule vérité.

Là où c'est assez bizarre, c'est que ces gens sont capables de croire à une théorie qui est relativement conspirationniste tout de même (puisqu'il s'agit d'une chose cachée par les compagnies pétrolières et éventuellement par les gouvernements au grand public, avec soupçon de manipulation sur les rapports sur les réserves, etc...), mais une grosse partie de la critique qu'ils font à la théorie du pétrole abiotique, c'est justement d'être conspirationniste.

Il y a aussi des gens qui cherchent à simplement savoir la vérité. Mais, peut-être que certains trouvent que la théorie du peak-oil, dans la mesure où elle n'est qu'une adaptation de la théorie dominante, est une théorie qui reste raisonnable et crédible. Tandis que le pétrole abiotique leur semble si extraordinaire, si éloigné du courant officiel, qu'ils ont du mal à accepter cette idée. Ce qui entraine qu'ils en restent à la théorie du peak-oil.

Bref, la théorie du peak oil a fédéré un aréopage étéroclyte de gens qui sont souvent très contents de l'arrivée du peak-oil. Ce n'est apparemment pas la vérité qui les intéresse ; c'est le fait que le peak-oil va dans le sens de leurs théories. Forcément, avec des états d'esprit pareils, on est moyennement objectif sur le sujet. Et si quelqu'un vient vous dire que non seulement le peak-oil ne va pas arriver tout de suite, mais qu'il ne va pas arriver avant des milliers d'années, on a tendance à se voiler la face. Mais, comme on va le voir dans un prochain message, se voiler la face ne servira à rien.

jeudi 17 novembre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales 3

Mais si le message précédent explique pourquoi il y a des milliers de petites compagnies qui produisent peu, ça n'explique pas pourquoi il est plus intéressant d'avoir 10 puits au lieu d'un seul.

En fait, déjà, il ne s'agit pas tellement de forer 10 puits au lieu d'un seul, mais d'avoir 10 puits au lieu d'un seul. Nuance.

Si on a un si grand nombre de puits, c'est en partie parce qu'il y en a eu énormément de creusés il y a longtemps, et qu'on maintient la plupart d'entre eux.

Dans les années 60, il y avait déjà dans les 500.000 puits de pétrole, autant qu'aujourd'hui en gros.

Pourquoi garde-t-on tous ces puits ? Il y a plusieurs raisons je pense. Déjà, si une grosse entreprise crée une petite pour toucher la "oil depletion allowance" et lui vend un terrain qu'elle possède, elle va lui laisser les puits déjà creusés. Et celle-ci va les exploiter sans en creuser de nouveaux. Ca lui permet d'économiser sur le cout de recherche et de forage des puits. Donc, ça va avoir tendance à garder au même niveau la quantité de puits aux USA.

Mais, comme la petite compagnie a été créée pour optimiser la "oil depletion allowance" au maximum, on va limiter la production de l'ensemble de ces puits à environ 1000 barils par jour. Donc, de fait, ça va limiter la production par puit. S'il y a 10 puits, ils produiront seulement 100 barils/jour chacun. S'il y a 50 puits, il produiront 20 barils/jours chacun. Et du coup, la production par puit US baisse d'autant.

En plus de ça, il y a une aide fiscale sur les puits rendant peu de pétrole (marginal wells ou puits marginaux). Un puit qui produit moins de 15 barils/jour reçoit une aide de 9 $ par jour. Ca parait dérisoire. Mais si on tient compte du fait qu'il n'y a pas eu de cout de recherche et de forage et que les puits sont amortis depuis longtemps, on peut penser que les couts d'extraction sont peu élevés. Si on ajoute à ça la faible production du puit, ça peut devenir intéressant. Si, par exemple, le cout d'extraction est de 2 $ par baril, avec une production de 15 barils par jour, le cout total d'extraction par jour est alors de 30 $. Et 9 $ représentent alors 30 % du cout de production. Et là, l'aide en question devient très intéressante. Une raison de plus pour avoir de nombreux puits qui produisent peu.

Ces puits représentent tout de même 60 % de la production des USA (et donc 25 % du pétrole consommé par les USA) et plusieurs centaines de milliers de puits. Ils représentent 75 % de la production des petits indépendants, entre 30 et 50 % de celles des indépendant de taille moyenne, et 20 % des grosses compagnies. Les indépendants rapportent avoir chacun dans les 33 puits marginaux.

En plus de ça, il y a une certaine incitation à creuser de nombreux nouveaux puits chaque année. Pas forcément pour la compagnie pétrolière elle-même, mais pour les particuliers. Creuser un puit de pétrole permet de bénéficier de déduction d'impots. "L'intangible drilling cost tax deduction" permet de déduire de ses impots 100 % du cout du forage consistant en travail, produits chimiques, matériaux, etc... Ce qui représente en général dans les 70 % du coût du puit. Et ce, la première année du forage. Et "la tangible drilling cost tax deduction" permet de déduire, là aussi entièrement, les 30 % restants (ceux liés à l'équipement) sur 5 ans. Pour la société pétrolière, c'est assez intéressant. Mais je pense que ça permet surtout d'attirer beaucoup de particuliers à investir dans le forage pétrolier pour obtenir des déductions fiscales. Ca permet de maintenir un niveau élevé de forage de nouveaux puits, et le maintient de l'ensemble des puits autour d'une quantité de 500.000.

Bien sur, s'il y a un nombre relativement élevé de nouveaux puits creusés chaque année (dans les 8.000), pour que la quantité de puits de se maintienne autour de 500.000, il faut qu'un certain nombre de puits soient fermés chaque année. Ca ne veut pas dire forcément que les puits en question ne rendent plus rien. Mais, dans l'optique de limiter l'abondance, si les puits n'étaient pas fermés, la production augmenterait petit à petit et les USA finiraient pas redevenir indépendants. Ce que ne veulent pas les compagnies pétrolières ni le gouvernement. Donc, on ferme des puits chaque année.

On doit fermer les puits qui rendent le moins et, pour maintenir la production à peu près au même niveau, diminuer la production de ceux qui rendent un peu plus. Ce qui permet de construire un discours sur le fait que beaucoup de puits s'épuisent et que d'autres ne rendent plus rien et donc, qu'il faut continuer à aider le secteur pétrolier dans sa recherche de pétrole. Bien sur, certains puits sont réellement épuisés ou rendent peu (ceux creusés à faible profondeur). Mais beaucoup doivent continuer à produire et être arrêtés et voir leur production diminuée pour les raisons évoquées.

dimanche 6 novembre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales 2

Voyons déjà la subvention "oil depletion allowance" (**). Il s'agit d'une aide qui permet de déduire 15 % des bénéfices bruts de l'impot sur le revenu des société, qui lui, est basé sur le bénéfice net. Voici un exemple concret : un producteur fore un puit, ce qui lui coûte $100.000. Il trouve un champs contenant une valeur de 10.000.000 $ (dix millions de dollars) de pétrole. Le puits produit la valeur de 1 millions de dollars de pétrole par an pendant dix ans. Durant la première année, grâce à la depletion allowance ("prévision pour épuisement"), le producteur a pu déduire 15 %, ou 150.000 $ de ses $1 millions de revenu, de son revenu imposable. Ainsi, en juste un an, il a déduit presque trois fois son investissement initial. Mais la depletion allowance continue à rapporter. Pour chacune des neuf années à venir, il obtient encore la déduction de déplétion de $150.000. Vers la fin de la dixième année, le producteur a déduit 1,5 $ millions de son revenu imposable, alors que son investissement initial a été de seulement 100.000 $.

Alors, bien sur, si on ne trouve pas de pétrole, la déplétion allowance ne sert à rien et on a dépensé 100.000 $ pour rien. Et il faut à nouveau chercher. Donc, tout dépend de la chance qu'on a dans les recherche de nouveaux puits. Seulement, comme en réalité on fore très souvent le même champs, il n'y a aucune difficulté à trouver. On ferme un puit en prétextant qu'il ne rend plus rien (où en ne prétextant rien du tout, on n'est pas obligé de rendre des comptes), et on va forer 100 mètres plus loin. Et 10 ans plus tard, on revient forer au même endroit qu'avant. Chance de trouver : 100 %. Et coût de recherche, zéro. Or, le coût de recherche est ce qui constitue 80 % du prix d'un puit. Donc, sur les 100.000 $, on n'a vraiment payé que 20.000 $.

Seulement, si à l'origine, cette aide était donnée à tout producteur (du plus gros au plus petit), depuis 1975, elle n'est plus donnée qu'aux petites sociétés et pour un niveau de production limité (on cherche à aider les petites productions). En 1975, la subvention n'était plus accordée que pour les 2000 premiers barils produits par jour ; en 1980, ce chiffre est tombé à 1000 barils/jour. Au delà des 1000 premiers barils, la société ne touche plus la subvention. Par exemple, avec une production de 1500 barils/jour, la société va toucher la subvention sur les 1000 premiers barils et pas sur les 500 autres. D'où l'intérêt de créer des tas de petites sociétés apparemment indépendantes qui vont produire peu (dans les 1000 barils/jour ou à peine plus). Rockefeller créait déjà des sociétés faussement indépendantes, pour d'autre raisons. Alors, de nos jours, avec la mondialisation, c'est un jeu d'enfant.

Prenons le cas d'une grosse société X. Elle a un champ qui produit 10.000 barils/jour. Pour bénéficier de la "oil depletion allowance", elle va faire mine que son champ ne produit presque plus rien. Ensuite, avec des montages financiers, elle va créer 10 petites sociétés apparemment indépendantes, mais en fait, qu'elle controle totalement. Et elle va vendre 10 parcelles du champs aux 10 petites sociétés. Chacune produira alors seulement 1000 barils/jour. Du coup, la société X bénéficiera de la "oil depletion allowance" sur 10.000 barils/jour au lieu de 0 (puisque c'est une société intégrée qui possède des raffineries, ce qui l'empêche de toucher la subvention).

Et 1000 barils/jour, ça reste quand même pas mal en terme de chiffre d'affaire. Avec un baril à 20$, ça fait 20.000 $/jour ; 600.000$ par mois, et 7,2 millions de $ par an. Presque 50 millions de francs par an de chiffre d'affaire bénéficiant de la "oil déplétion allowance".

C'est pour ça qu'il y a beaucoup de compagnies indépendantes en Amérique. Certains allègement fiscaux importants les favorisent. Mais il est plus que probable que beaucoup de ces compagnies ne sont pas vraiment indépendantes et sont en réalité des filiales des grands groupes.

Il doit y en avoir de vraiment indépendantes. Mais les grands champs appartiennent aux grosses compagnies. Donc, les vrais indépendants doivent avoir accès à des champs moins productifs. Et de toute manière, eux-mêmes ne sont pas particulièrement intéressés financièrement à trouver un puit qui produise beaucoup, mais d'avoir beaucoup de puits qui produisent un peu. Et puis, vu les couts de forage, il est probablement plus intéressant pour ces compagnies de faire des forages à faible profondeur. Et là, effectivement, les puits peuvent s'épuiser au bout de quelque temps.

** Petite histoire de la depletion allowance : elle a été créée en 1913. A l'époque, elle était de 5 %. Mais, vers 1931, sous l'influence des grosses compagnies, elle a été portée à 27,5 %. Vu le coté scandaleusement élevé de cette aide, elle a finit par être diminuée dans les années 1970 et limitée aux compagnies pétrolières répondant à certains critères. En 1970, elle a été réduite à 22 %. Puis, en 1975, son usage a été limité. Désormais, seules les compagnies pétrolière non intégrées, c'est à dire ne raffinant pas plus de 50.000 barils/jour et n'ayant pas de vente au détail de plus de 5 millions de $ par an peuvent bénéficier de la depletion allowance. Ca ne bénéficie donc qu'aux compagnies qui sont exclusivement productrices et exploratrices. Une distinction supplémentaire est faite entre les petits producteurs indépendants et les gros. Les petits producteurs sont ceux qui ne produisent pas plus de 1000 barils par jour (2000 en 1975, modifié à 1000 baril en 1980). Les gros sont ceux qui produisent plus de 1000 barils/jour. Les petits producteurs indépendants bénéficient du "percentage depletion" au lieu du "cost depletion", ainsi que des taux inférieurs d'impots sur bénéfices exceptionnels. Le percentage depletion est plus intéressant que le cost depletion. L'acte de 1975 a également supprimé le "percentage depletion" sur les réserves prouvées (donc avant 1975) vendues après 1974. D'où l'intérêt de trouver de nouvelles réserves et de faire croire que les anciennes (celles d'avant 1975) étaient épuisées. Ensuite, en 1981, le taux de la depletion allowance a été porté à 20 %., puis, en 1984, à 15 %. En 1985, 20 % de la valeur du pétrole vendu bénéficiait du "percentage depletion".

mercredi 26 octobre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales

Une des choses qui fait croire aux partisans du peak oil que les USA ont vraiment atteint leur pic de production (en plus du fait que la production a baissé, bien sur), c'est la production par puit et le nombre de puits.

Le nombre de puits aux USA est le plus élevé du monde (dans les 500.000, quand il n'y en a qu'environ 140.000 en Russie, qui est sensée avoir mal rationnalisé sa production et avoir plein de puits peu productifs) et la productivité par puit est une des plus faibles du monde. Donc, dans l'esprit de ceux qui croient au peak-oil, ou alors, qui ne sont pas au fait des choses, ça veut dire que les USA sont à la recherche désespérée de pétrole et qu'ils ont tellement pompé que les puits ne rendent quasiment plus rien.

Mais, au delà de la pensée réflexe première, une fois qu'on réfléchit un peu à la situation, on peut s'étonner qu'il y ait tant de puits. Les américains, qui sont les rois de l'optimisation des profits gardent en production des puits qui ne rapportent pas grand chose (chose déjà soulignée par Pierre Bergier et Bernard Thomas dans leur livre "la guerre secrète du pétrole" publié en 1971, p.89/90). Et le fait qu'il y ait un peu plus de 3 fois le nombre de puits russes pour une production moindre est aussi assez louche. Bref, il y a déjà de quoi être suspicieux devant des bizarreries pareilles et soupçonner que la vraie raison n'est pas celle qu'on croit (l'épuisement des puits). On pourrait aussi s'étonner qu'il y ait autant de petites compagnies et que celles-ci n'aient pas été rachetées par les grosses compagnies.

Ce qui permet de lever les interrogations et de penser sans hésitation que cette situation est voulue, c'est le fait que le pétrole est abiotique. Comme le pétrole est abiotique et que les USA ont en réalité des réserves gigantesques, et qu'ils pourraient avoir s'ils le voulaient des puits produisant énormément par jour, il y a forcément un truc qui fait que la situation est volontaire et pas subie.

Ce truc, ce sont les subventions
. Grace à ces dernières, déjà, il reste intéressant de produire aux USA. Alors que sans elles, les compagnie pétrolières produiraient probablement encore moins de pétrole aux USA (ceci étant vrai uniquement en l'état actuel des choses, qui est faussé, puisque, en réalité, les puits US pourraient très probablement être aussi rentables que les puits du Moyen-Orient. Cette situation est uniquement liée à une volonté politique. Le but étant d'avoir une justification pour mener une politique interventionniste dans d'autres zones géographiques et autres raisons soulevées précédemment).

Mais il est aussi beaucoup plus intéressant d'avoir 10 puits qui fournissent 1000 barils par jour qu'un seul puit qui fournit 10.000 barils par jour (même si les 10 puits pouvaient fournir chacun 10.000 barils par jour). Du coup, les compagnies US ont facilement 10 fois plus de puits qu'elles ne devraient en avoir. De même, il est intéressant de forer de nouveaux puits régulièrement pour toucher de nouvelles subvention, d'ou les milliers de puits forés chaque année aux USA (dans les 8.000 par an). Enfin, il est plus intéressant d'avoir une petite compagnie qu'une grosse. Parce que les petites compagnies sont avantagée fiscalement.