lundi 16 juin 2008

Le problème de la largeur et de la forme des champs de pétrole créés dans une zone de subduction

Comme on a pu le voir, il y a seulement deux ou trois champs de pétrole ou de gaz issus d'une zone de subduction, alors qu'il devrait y en avoir beaucoup plus. Mais en plus, ces deux ou trois uniques champs n'ont pas la largeur et la forme qu'ils devraient avoir.

En effet, vu les conditions de formation du pétrole, des champs issus d'une zone de subduction devraient avoir une largeur et une forme particulière.

Un tel champ devrait avoir une largeur très faible. Comme le pétrole se forme sur une zone d'une largeur de moins d'un kilomètre, le champ qui en résulte devrait avoir une largeur qui devrait ne pas être tellement plus importante que ça (1 km). Peut-être que ça pourrait faire 2 ou 3 kilomètres, en tenant compte de la dispersion du liquide durant la remontée. Mais pas tellement plus. Tandis qu'en ce qui concerne la longueur, ça peut être très long, puisque le phénomène d'accumulation devrait se faire tout le long de la cote (mais, comme on l'a vu, on ne trouve quasiment pas de pétrole sur les zones de subduction). Et donc, le champ devrait avoir une largeur très faible par rapport à sa longueur.

Donc, la largeur ne devrait pas dépasser 2 ou 3 km. Et le champ devrait avoir une forme très allongée.

Donc, on se demande comment il se fait que les champs issus d'une zone de subduction qu'on nous présente, font des centaines de kilomètres de largeur et qu'ils ont une répartition dont la forme tient plus du rond ou du carré que de la fine bande.

Alors, bien sur, on pourrait répondre que la nappe de pétrole se répandrait par capillarité dans la zone ou elle s'accumule, s'étendant donc plus loin que là ou elle était lors de la remontée.

Seulement, déjà, ça voudrait dire que le champ pourrait se disperser jusqu'à disparaitre. Donc, ça ne tient pas tellement. Et puis, sur des dizaines de millions d'années de dispersion, le champ s'étendrait sur des milliers de kilomètres.

Ensuite, il faudrait que l'extension par capillarité se fasse plus rapidement que l'avancée de la plaque. Ca n'est pas impossible. Mais autant, on peut éventuellement comprendre que ça soit le cas quand le pétrole remonte (même si on ne voit pas trop pourquoi ça devrait remonter vu que le pétrole est pris dans la roche). Mais, une fois remonté, a priori, le phénomène de capillarité devrait être bien moins rapide que l'avancée de la plaque. Et du coup, puisqu'il est piégé dans la plaque tectonique, le pétrole devrait rester sur le point de subduction. Et on devrait donc se retrouver avec un champ qui aurait la forme décrite au départ, à savoir une forme très allongée avec une largeur de seulement 2 ou 3 kilomètres.

Et puis même si le pétrole arrivait à s'étendre du coté de la plaque maritime, il ne pourrait pas s'étendre du coté terrestre. Ceci parce que de ce coté là, il est sensé y avoir du magma. Donc, le pétrole serait brulé par le magma. Du coup, le champ devrait s'étendre seulement du coté maritime. Et il devrait donc avoir une forme de demi-cercle. Or, on n'observe pas de champs d'une telle forme. Donc, même cet argument de l'extension par capillarité ne tient pas.

En fait, ça ne devrait même pas avoir la forme d'un demi-cercle. Parce qu'il ne faut pas oublier que la plaque maritime avance vers la plaque terrestre. Donc, vu que le pétrole s'étendrait à partir du point de subduction, le pétrole partant sur les cotés devrait avoir une vitesse vers la mer moins grande que le pétrole étant exactement à l'inverse du mouvement de la plaque tectonique. C'est comme quand on essaye de remonter le courant d'une rivière. Si on va exactement dans le sens inverse du courant, on va remonter le courant plus vite (et donc plus loin dans un temps donné) que si on remonte en biais. Là, le pétrole allant exactement dans le sens inverse du mouvement de la plaque tectonique va aller plus loin que le pétrole allant en biais. Donc, on devrait se retrouver avec un champ ayant soit la forme d'un trèfle à 3 feuilles, si le pétrole qui va en biais arrive quand même à aller plus vite vers la mer que la plaque tectonique n'avance vers la terre ; soit avec un champ ayant une pointe partant vers la mer, un champ en forme de T quoi, si le pétrole partant sur les cotés est refoulé vers la zone de subduction. Mais évidemment, aucun des très rares champs présent sur une zone de subduction n'a cette forme.

Bref, encore un argument contre la théorie biotique.

jeudi 12 juin 2008

Temps de formation du pétrole et vitesse de descente des plaques tectoniques

On nous dit que la formation du pétrole une fois la subduction de la plaque maritime est engagée prend des millions d'années, voir des dizaines de millions d'années. Et on nous dit par ailleurs que le pétrole se forme entre 2 km et 3 km sous la surface ; donc, sur 1 km en tout (bien sur, on se demande comment il peut y avoir du pétrole à plus de 6 km sous la surface. Mais bon).

Seulement le problème, c'est que les plaques tectoniques avancent d'entre 1 et 10 cm par an. Donc, ça veut dire que l'enfoncement de la plaque se fait lui aussi de 1 à 10 cm par an (puisque ça s'enfonce à 45 degrés : 1 km d'avancée entraine 1 km d'enfoncement). Donc, pour faire 1 km, en avançant de 10 cm par an, il faut seulement 10.000 ans. En avançant de 1 cm, il faut 100.000 ans. Bref, puisque la formation du pétrole se réalise seulement dans cette zone des 2 à 3 km, il ne faut qu'entre 10.000 et 100.000 ans pour que les débris de plantes se transforment en pétrole.

Mais en fait, le temps de formation du pétrole est forcément réglé sur la vitesse maximum d'enfoncement des plaques. S'il y a possibilité que le pétrole se forme quand la plaque est à la vitesse maximum (10 cm par an), alors, ça veut dire que le pétrole se forme tout le temps au minimum à cette vitesse là (peut-être plus vite, mais pas plus lentement). Donc, puisqu'il y a des plaques tectoniques qui avancent de 10 cm par an, ça veut dire que le pétrole se forme au maximum en 10.000 ans. Peut-être qu'il se forme plus vite (par exemple en 2000 ans), mais il ne peut pas se former plus lentement. Et c'est probablement encore moins que ça, puisque, il y a quelques centaines de millions d'années, certaines plaques devaient avancer plus rapidement que maintenant. Peut-être que certaines avançaient de 15 ou 20 cm par. Donc, on pourrait alors tabler sur un temps de formation du pétrole de maximum 7000, voir 5000 ans.

Donc, on est très loin des millions ou dizaines de millions d'années de la théorie.

A piori, ça ne change pas grand chose pour le reste du problème. On peut dire qu'on s'est trompé et changer la théorie pour une version avec un temps de formation du pétrole sur 10.000 ans. Mais ça montre quand même le n'importe quoi de la théorie. Puisque les promoteurs de la théorie officielle ne sont même pas foutus de faire un calcul aussi simple.

Mais, si on reste avec la théorie officielle du temps de formation du pétrole, alors, avec des vitesses de descente des plaques tectoniques aussi rapides, le pétrole n'a pas eu le temps de se former. Surtout qu'il semble qu'on dise qu'au carbonifère, les plaques allaient légèrement plus vite que maintenant.

Il faut aussi changer les calculs pour la vitesse de remontée du pétrole. Il faut que ça remonte de plus de 1 km en 10.000 ou 20.000 ans. Sinon, ça s'enfoncerait avec la plaque. Seulement, jusque là, on devait certainement dire que la remontée prenait des millions ou des dizaines de millions d'années.

Alors, on pourrait dire que c'est le processus en entier qui prend des dizaines de millions d'années. Le temps que les algues et le plancton tombent au fond des mers en quantité suffisante et qu'ils soient transportés par la plaque tectonique jusqu'au point de subduction, puis qu'ils se transforment en pétrole. Et on pourrait donc dire que les dizaines de millions d'années ne concernent que la phase de transport des débris de plantes jusqu'au point de subduction. Mais même si ce qu'on peut lire de la théorie officielle est souvent assez évasif et flou concernant le temps que prennent les diverses étapes du processus, il semble bien que les millions d'années concernent également le moment ou la transformation en pétrole se fait (c'est à dire, dans le bande des 2 à 3 km dans le sol). Voici quelques extraits de sites parlant de la formation du pétrole :

Voici ce que dit Alain Préat, géologue apparemment à la faculté des sciences (voir ici) :

Cette transformation a lieu dans ce que les pétroliers appellent la 'fenêtre à huile', où se produit la 'cuisson' du kérogène, située pour un gradient géothermique normal (1° pour 33 m d'enfouissement) entre environ 1000 m (à 60°C) et 4000 m (110-120°C). Là se forment donc, pendant plusieurs dizaines de millions d'années, l'huile et le gaz à partir des roches mères (généralement argileuses) ayant conservé la matière organique en quantité suffisante.

Le deuxième extrait vient de Memo, un site sur l'histoire (voir ici) :

Un autre facteur va conditionner l'apparition du pétrole : le temps. L'élévation de température doit se dérouler pendant une période suffisamment longue pour «cuire» les ingrédients de départ. Ainsi, des dépôts contenant de la matière organique et exposés à de basses températures, mais sur une longue période de temps, peuvent produire du pétrole d'une manière aussi efficace que des dépôts plus récents soumis à des températures plus élevées. Le temps est alors dit géologique, et correspond à des périodes qui atteignent plusieurs dizaines de millions d'années.

Donc, apparemment, la théorie officielle parle bien de millions d'années, et même de dizaines de millions d'années pour la période de transformation du kérogène en pétrole.

Pourquoi a-t-on sorti la théorie de la formation du pétrole vers les 2 km de profondeur ? Parce que plus profondément, vu que c'est sensé se faire sur une zone de subduction, et que la subduction entraine la création de montagnes généralement volcaniques, ça aurait été juste dans la zone magmatique (ou en tout cas, en remontant, ça aurait été dedans). D'où problème. Donc, il fallait que ce soit dans la zones des 2 ou 3 km. Pas moins profond parce qu'on avait déjà trouvé du pétrole à 1 km (et aussi que pour les conditions de formation du pétrole, ça n'aurait pas fait sérieux), mais pas plus profond à cause du magma. Donc, les conditions géologiques supposées de formation du pétrole laissaient juste une petite fenêtre pour la formation du pétrole.

Evidemment, comme déjà dit plus haut, il y a un petit problème : on a trouvé du pétrole à des profondeurs bien plus importantes que 2 ou 3 km.

dimanche 8 juin 2008

Très peu de pétrole off-shore près des zones de subduction

Selon la théorie officielle, le pétrole maritime se forme lorsque les résidus d'algues accumulés au fond de la mer s'enfoncent sous la terre. Ceci parce que la plaque tectonique s'enfonce sous une plaque continentale (phénomène de subduction). Les conditions de la formation du pétrole sont alors réunies.

Bon, comme déjà vu, bien sur, la théorie officielle n'est pas gênée par le fait que le milieu des océans est vide de vie. Mais bon, passons.

Ce qui est important, c'est que puisque ce phénomène est sensé être général, on devrait avoir du pétrole à tous les endroits où il y a une zone de subduction. Voici une carte des zones de subduction.

cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les zones de subduction sont celles où les flèches vont l'une vers l'autre.

Il devrait donc y avoir des champs géants sur toute la cote ouest de l'Amérique du Sud.

Le Japon devrait également avoir des champs géants sur sa cote est.

Et enfin, pour l'Inde, ça dépend. Si la zone était sensé être déjà terrestre au carbonifère, il ne devrait pas y avoir de pétrole. Sinon, il devrait y avoir là aussi des champs géants dans le nord de l'Inde.

Voici une deuxième carte.


Cette deuxième carte n'est pas très claire (on ne sait pas si ce sont des zone uniquement de subduction ou s'il y a en plus des zones de frottements entre les plaques). Mais si les zones avec les triangles sont des zones de subduction, ça ajouterait alors toute la zone de subduction qui va de Java au Bangladesh en passant par l'ile de Sumatra et la cote ouest de la Birmanie, ainsi que la zone qui remonte de la droite de l'Indonésie, puis la cote est des Philipines, jusqu'au Japon (et qui continue jusqu'à un tout petit bout de la cote ouest de la Russie). Toutes ces zones devraient avoir des champs off-shore géants.

Ca ajouterait aussi la zone nord du Moyen-Orient. Là, on a le même problème que pour l'Inde. Est-ce que c'est considéré comme ayant été une zone maritime au carbonifère ? Mais, cela dit, pour justifier la présence de pétrole en Irak, Iran, etc..., je crois qu'on dit que c'était une zone maritime. Donc, il est possible que selon la théorie officielle, il doive y avoir des champs géants de pétrole dans la zone nord du Moyen-Orient.

Vérifions maintenant ce qu'il en est. Ben, quand on regarde les cartes des zones pétrolifères à ces endroit là, on constate qu'il n'y a quasiment aucun champ géant de découvert.

En Amérique du Sud, les seuls gisements off-shore de la cote ouest se trouvent en Equateur. Partout ailleurs, il n'y a rien. En Amérique Centrale, il n'y a rien sur la cote ouest.



Du coté du Japon, il y a une minuscule production de gaz dans la région de Tokyo et de Niigata. Et la production de pétrole est marginale (quelques kbbls/j).

Et du coté de la ligne Java/Sumatra/cote ouest de la Birmanie/Bangladesh, on a du pétrole off-shore uniquement au niveau du Bangladesh. Il y a du pétrole off-shore en Indonésie (Java/Sumatra), mais pas du bon coté. Il y en a sur les cotes est. Mais c'est à plus de 400 km du début de la zone de subduction.

Du coté de la ligne qui commence à droite de l'Indonésie, puis remonte vers la cote Est des Philippines, jusqu'au Japon, il n'y a rien.



Pour les deux zones (Inde et nord du Moyen-Orient) qui prêtent à interrogation sur le fait que c'était des zones maritimes au carbonifère, il n'y a pas de pétrole à ces endroits.

Le nord de l'Inde ne contient pas de pétrole (il y a bien la zone de Barmer, mais elle semble être avant la zone de subduction. Et ce n'est pas un champ géant, loin de là).



Et le nord du Moyen-Orient pareil. Il y a des champs avant la zone de subduction, quelques uns après, mais apparemment pas à l'endroit de la zone de subduction.



Bien sur, vu qu'il y a du pétrole partout, probablement qu'on en découvrirait si on cherchait dans ces zones. Mais en tout cas, pour le moment, ce qu'on constate, c'est que :

1) S'il n'y a pas de pétrole, et que les compagnies pétrolières ont exploré ces zones, la théorie officielle est alors contredite par les faits

2) Si les compagnies pétrolière n'ont pas cherché de ce coté là, qu'il y ait du pétrole ou pas, ça veut dire que les compagnies pétrolières ne croient même pas à leurs propres théories, puisque, pour le pétrole off-shore, elles auraient du chercher le pétrole en priorité dans ces zones là.

Donc, la théorie de la formation du pétrole off-shore dans les zones de subduction bat légèrement de l'aile. Si les compagnies pétrolières, soit ne croient pas à leur théorie, soit l'ont essayé et n'ont rien trouvé, la crédibilité de celle-ci est de zéro.

D'ailleurs, une chose amusante est que presque partout où il y a une zone de subduction encore maritime, c'est en fait sur la cote opposée du continent ou de l'ile qu'on a trouvé la quasi totalité du pétrole off-shore. C'est le cas pour l'Amérique du Sud, où c'est sur la cote Est qu'il y a plein de pétrole off-shore. C'est le cas pour la zone longeant Sumatra et Java, où on trouve du pétrole sur la cote Est de ces iles. Et on en trouve aussi sur la cote Est de l'Inde, qui est en face de cette zone de subduction (cela dit, c'est vrai qu'il y en a sur les cotes du Bangladesh, mais quand même). C'est le cas pour la zone qui remonte vers le Japon. où le pétrole off-shore des Philippines se trouve bien à l'ouest de la zone de subduction. Je crois que c'est aussi le cas pour le Japon. Il y a du pétrole off-shore à l'ouest du Japon (en mer de Chine), mais pas à l'est.

Et même pour les zones de subduction qui ne sont plus maritimes (Nord de l'Inde et Nord du Moyen-Orient), on trouve du pétrole à coté, avant, après, la zone en question, mais a peu près jamais dessus. C'est à dire à l'endroit qui devrait correspondre à la production maximum de pétrole d'origine maritime selon la théorie officielle).

jeudi 5 juin 2008

Le problème de la formation du pétrole en mer du nord

Le pétrole en mer du nord


Un peu comme pour le pétrole du golf du Mexique, il ne devrait pas y avoir de pétrole en mer du nord, puisque c'est très loin de la zone de subduction. Or, vu que la plaque maritime descend sous la plaque continentale avec un angle de 45 degrés, le pétrole devrait se trouver au minimum à 200 km sous la terre. En effet, avec une pente de 45 degrés, une avancée horizontale de 1 km entraine une descente verticale de 1km. Et le pétrole se trouve à au moins 200 km du début de la plaque continentale.

Et s'il remontait lorsqu'il est à 10 km sous la terre, il devrait se trouver à 10 km du bord de la plaque continentale, et pas aussi loin dans la plaque continentale.

Mais, en fait, cet endroit n'est même pas concerné par cette problématique, puisqu'à cet endroit du plateau continental, a priori, la théorie officielle dit qu'il n'y a pas de zone de subduction. Donc, on ne peut pas justifier de la présence de pétrole en mer du nord par la théorie de la formation maritime du pétrole. C'est à dire la formation du pétrole à partir des restes d'algues qui seraient tombés au fond de la mer et qui se seraient retrouvés loin sous le sol à cause de l'enfoncement de la plaque maritime sous la plaque continentale.

Certains pourraient ressortir la théorie de la formation du pétrole à partir des lacs. J'ai déjà montré que cette théorie de la formation de pétrole dans les lacs ne tient pas. Mais dans le cas présent, elle tient encore moins. La mer du nord est une mer très peu profonde. Elle fait en moyenne seulement 95 mètres de profondeur. Et encore, il y a des zones relativement profondes (dans les 700 mètres) qui font monter la moyenne. Mais dans plein d'endroits, la profondeur moyenne est plutôt de 40 mètres. Et il ne semble pas que les champs de pétrole et de gaz soient dans la zone où la profondeur est proche de 700 mètres.

On peut se dire que la configuration du terrain n'a pas changé. A priori, ce n'est pas une zone avec une faille ou autre point de contact de plaque tectonique. Donc, il n'y a pas de raison que ça ait été plus profond au carbonifère que maintenant. D'ailleurs, il ne semble pas que qui que ce soit du coté officiel ne défende cette idée.

Donc, vu que la mer recouvre ces zones complètement, on peut se dire qu'à une époque ou il n'y avait supposément qu'un lac, ces zones ne devaient pas être complètement couvertes, et donc, que la hauteur d'eau était moins importante. On peut penser à 20 mètres. Pour un lac, ce n'est pas terrible. Le lac le plus profond du monde est le lac Baïkal, qui fait dans les 1637 mètres au maximum. Le problème, c'est que sans profondeur, on voit mal comment justifier de la formation de pétrole.

Déjà, on ne voit pas comment le matériel biologique aurait pu tomber au fond du lac sans qu'il soit recyclé par d'autres organismes vivants (microscopiques ou macroscopiques). Autant, pour le fond des mers, on comprend éventuellement que ça n'ait pas été recyclé par des animaux, ni décomposé rapidement par des micro-organismes, à cause de la grande profondeur, autant pour un lac de 20 mètres de profondeur, ça semble complètement impossible. Donc, il n'y aurait pas pu y avoir d'accumulation du matériel biologique au fond du lac.

Mais si ça avait été le cas, la couche de végétaux morts aurait rapidement atteint 10 ou 20 mètres. Et il n'y aurait plus eu de lac. Et vu les champs géants qu'on peut trouver en mer du nord, une hauteur de végétaux morts de 20 mètres semble un minimum.

Par ailleurs, comme on ne défend pas l'idée, du coté officiel, qu'il y a eu évolution géologique à cet endroit, on voit mal comment du pétrole se serait retrouvé à plus de 2000 mètres sous le sol. Et même beaucoup plus. Par exemple, Total a découvert un champ de 5600 mètres de profondeur sous la mer à Glenelg (la mer étant profonde de seulement 100 mètres à cet endroit). Soit il y avait un trou de plus de 5600 mètres, soit il y a eu d'énormes mouvements de terrain, soit les résidus d'algues se sont retrouvés là par l'opération du saint-esprit. Mais comme personne ne parle de trou de 5600 mètres, ni de mouvement de terrain qui aurait fait que les éléments à la surface se seraient retrouvés 5600 mètres plus bas, il ne reste plus que la troisième solution.

Surtout qu'on nous dit que si les plantes ne se sont pas décomposées, c'est parce qu'à l'époque, il n'y avait pas de micro-organismes pour le faire (mais pour un lac de 20 mètres de profondeur, il reste le problème des animaux macroscopiques), mais par contre, il y en avait pour ensuite transformer les plantes en pétrole. Grosse contradiction.

Autre contradiction, on nous dit que s'il y a du charbon qui s'est formé dans le nord de la France, en Belgique et en Allemagne (dans la Ruhr), c'est que les arbres étaient près des cotes et ont été recouverts rapidement et régulièrement par la mer. Seulement, comme c'est près de la manche et de la mer du nord, ça aurait voulu dire qu'il y aurait eu une mer à cet endroit. Une mer qui aurait été plus haute que maintenant, puisqu'elle aurait recouvert des zones actuellement loin de la mer. Mais comment peut-il y avoir une mer, alors que pour justifier la présence de pétrole, on nous parle de lacs, et de la mer qui se serait retirée loin à cause de la période glacière ?

Eh oui, ça fait beaucoup de problèmes.

Le problème de la théorie officielle, c'est qu'elle est dépendante du climat, des zones de subduction, parfois de l'absence de mer, de la présence de lacs, de forets, de mouvement des zones géologiques, de la présence de vie maritime, de l'absence de micro-organismes décomposant les plantes, bref, de plein de trucs. Alors qu'avec la théorie du pétrole abiotique, il n'y a pas tous ces problèmes.

samedi 24 mai 2008

La cause de la théorie que le pétrole s'est formé seulement au Silurien, Jurassique et Crétacé : pas de proto-pétrole

On nous dit que le pétrole s'est formé essentiellement au Silurien (-443, -416 millions d'années), Jurassique (-200, -145) et Crétacé (-145, -65), et que depuis ce temps, il n'y en a plus eu qui s'est formé.

On laisse les gens dire que du pétrole a continué à se former après ces époques là et qu'il continue à s'en former un petit peu chaque jour. Mais la théorie officielle reste bien celle-là : pas de pétrole formé après -65 millions d'années.

Pourquoi cette théorie ? Ben tout simplement parce que si on disait que la pétrole s'est formé de façon continue et qu'il y en a encore qui se forme petit à petit de nos jours, il y aurait plein de pétrole en cours de formation, c'est à dire du proto-pétrole (et plusieurs types de proto-pétrole, en fonction de l'avancée de la transformation). Or, du proto-pétrole, il n'y en a pas. Donc, pour expliquer ça, il fallait une théorie disant que la production du pétrole s'est arrêtée il y a très longtemps. Ainsi, pas besoin d'expliquer l'absence totale de proto-pétrole.

Evidemment, on ne comprend pas très bien pourquoi du pétrole n'aurait pas continué à être produit pendant des millions d'années. Les conditions ayant amené à sa production n'avaient pas tellement changé. C'est d'ailleurs pour ça que plein de gens pensent que du pétrole a continué à se produire après ces époques là. Eh oui, c'est logique. Mais dans ce cas, il y aurait du proto-pétrole ; et il n'y en a pas.

Donc, soit on a une théorie assez illogique, mais pas contredite par l'absence de proto-pétrole, soit on a une théorie logique, mais contredite par l'absence de proto-pétrole. Les concepteurs officiels de la théorie de la formation du pétrole on préféré avoir une théorie bizarre mais pas contredite par les faits.

Evidemment, avec la théorie du pétrole abiotique, il n'y a pas ce problème. Vu que tout se déroule à grande profondeur, c'est normal qu'on ne trouve pas de proto-pétrole.

mardi 11 septembre 2007

La catastrophe de Tchernobyl : très probablement un sabotage

Pour continuer sur Tchernobyl, en analysant un peu le mode de fonctionnement d'une centrale nucléaire, il est clair qu'il s'agit très probablement d'un sabotage.

Un réacteur nucléaire, c'est quelque chose de très simple dans son principe et son fonctionnement. il ne s'agit jamais que de barres d'un métal qui chauffe tout seul et qui sert à chauffer de l'eau pour ensuite faire tourner une turbine électrique.

Le seul problème qui peut survenir, c'est que les outils servant à contrôler la réaction nucléaire ne tombent en panne, parce que, dans ce cas, il va y avoir une explosion de vapeur, puis l'eau va s'hydrolyser (l'hydrogène se sépare de l'oxygène et il risque ensuite d'exploser), et enfin l'uranium se met à fondre. Pour éviter ça, il y a deux méthodes : 1) refroidir les barres et modérer la réaction nucléaire avec un flux d'eau (l'hydrogène de l'eau capte les neutrons qui alimentent la réaction nucléaire) ; 2) intercaler des barres de modération (faites de bore, mais avec des bouts en graphite, à Tchernobyl) entre les barre d'uranium, pour diminuer la réaction nucléaire (en captant là aussi, les neutrons).

Donc, le problème principal, c'est soit d'apporter suffisamment d'eau pour que les barres ne fondent pas (eau qui doit être refroidie par le circuit secondaire) ; soit d'arrêter la réaction avec les barres de bore. C'est donc un problème très simple. Pour contrôler le flux d'eau, on dispose de plusieurs pompes (au moins 8 à Tchernobyl). En France, une pompe est suffisante pour assurer seule le refroidissement de l'uranium. Je ne sais pas ce qu'il en est exactement pour ces centrales russes. Mais je pense que ça doit être à peu près la même chose. On peut tabler sur un ordre de deux pompes maximum pour assurer le refroidissement du coeur. Et en plus, ces pompes sont secondées en général par des pompes de secours.


1) La version officielle

Ce qu'on met en avant, pour Tchernobyl, c'est le fait que la situation n'était pas habituelle. Profitant d'un arrêt prévu du réacteur de la tranche 4, pour des opérations courantes de maintenances, on a voulu déterminer si, en cas de perte d'alimentation générale, la turbine marchant au ralenti pourrait fournir suffisamment d'énergie électrique pour faire fonctionner les équipements de secours et les pompes de circulation de l'eau de refroidissement du coeur, jusqu'à ce que les groupes diesel de secours puissent en produire. Cet essai avait pour objet de déterminer si le refroidissement du coeur pourrait continuer à être assuré en cas de perte d'alimentation électrique. Donc, on dit que ce sont les décisions prises durant cette expérience qui ont été la cause de la catastrophe. Décisions qui ont été catastrophiques aussi à causes de certains défauts de conception de la centrale.

En fait, il y a eu plusieurs incidents mineurs ce jour là, (conduisant à chaque fois, avant l'erreur finale conduisant à la catastrophe, à un empoisonnement au Xénon du coeur). Mais c'est vers 1h23 que s'est situé l'incident majeur qui a déclenché la catastrophe. C'est là que se situe le problème.

Selon la version officielle, avant la mise en oeuvre de l'expérience, on a levé toutes les barres de modération, ce qui a obligé, en compensation, pour refroidir l'uranium du coeur, de mettre toutes les pompes à fond. Puis, lors de la mise en oeuvre de l'expérience, à 1h23, d'un seul coup, puisque la turbine électrique a été ralentie, 4 (celles qui étaient mues par l'énergie fournie par la turbine de la centrale) des 8 pompes ont été à leur tour ralenties. Ca a augmenté la chaleur dans le circuit primaire, engendrant un état instable du réacteur en augmentant la quantité de vapeur dans ce dernier. Pour pallier à ce problème, un technicien a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence.

C'est présenté comme l'erreur qui a tout déclenché. Toutes les barres de contrôle sont descendues en même temps. Mais, le problème, c'est que le bout des barres de contrôle est en graphite. Or, le graphite modère très peu la réaction nucléaire. Et les barres de contrôle en question ont le défaut de descendre assez lentement (20 secondes, contre 2 secondes dans les centrales occidentales). Ce qui fait que durant ces quelques secondes, la modération ne se fait plus (puisqu'il n'y a plus d'eau pour modérer la réaction, puisque à la place, il y a la barre en graphique, et que les barres de bore ne sont pas encore en place). Donc, la réaction nucléaire s'est totalement emballée et a été multipliée par 100 En quelques secondes, passant à 300.000 MW. Du coup, une grosse partie de l'eau s'est transformée en vapeur en quelques instants, entraînant une explosion. Puis, sous l'effet de la chaleur, la vapeur à été hydrolysée, c'est à dire que l'hydrogène s'est séparé de l'oxygène. Enfin, l'hydrogène, en contact avec le graphite surchauffé a explosé, dispersant dans l'atmosphère une partie du combustible radioactif.


2) Les problèmes que pose la version officielle

Cette version des choses fait assez clean et logique. Mais, si on gratte un peu la surface de ce vernis, on s'aperçoit que c'est loin d'être le cas.

Plusieurs questions se posent :

1) En quoi le ralentissement de 4 pompes à provoqué un état instable ? De quel nature était-il ? Est-ce qu'avoir seulement 4 pompes fonctionnant à plein régime et 4 pompes à régime moins fort était insuffisant pour modérer et refroidir le coeur avec les barres de modérations retirées ?

2) Si c'est vraiment le cas, pourquoi un tel état n'a pas été prévu ? C'était pourtant parfaitement prévisible. Ca n'avait rien d'extraordinaire de prévoir une telle chose. Or, une telle bourde était impossible, vu la présence de nombreux ingénieurs et vu la présence plus que probable d'un logiciel expert prévenant du danger.

3) Pourquoi avoir descendu les barres de contrôle plutôt que d'avoir augmenté la puissance des pompes restantes ? Surtout vu le problème des bouts en graphite des barres de contrôle (problème qui était connu des ingénieurs russes). Et si le problème était de descendre toutes les barres en même temps (problème connu, donc), pourquoi ne pas les avoir descendu les unes après les autres ?

4) Pourquoi la descente des barres de modération n'a-t-il pas engendré le même genre de problème dans des centrales similaires ? En effet, ce qui semble avoir posé problème, ce n'est pas tellement la chaleur de l'eau, mais la lenteur de descente des barre en graphite. Si ça fait passer pendant quelques secondes le réacteur à 300.000 MW, soit 100 fois plus que le maximum habituel, peu importe la chaleur de l'eau, elle sera vaporisée aussitôt.

Ce qu'on nous dit, en fait, c'est qu'on a mis le réacteur dans un état ou il était obligatoire de descendre à terme toutes les barres de modération, donc, d'arrêter le coeur. Ben oui, parce que si la levée des barres de contrôle obligeait à mettre toutes les pompes à fond pour éviter un accident, dans la mesure où on savait que l'arrêt de la turbine génératrice allait ralentir les 4 pompes liées à son fonctionnement, il ne restait plus qu'une solution, descendre les barres de modération.

A partir de là, deux possibilités. 1) soit l'augmentation de température de l'eau ne nécessitait pas la descente de toutes les barres de modération, et donc, ne nécessitait pas l'arrêt complet du réacteur. Et dans ce cas, on se demande bien pourquoi l'opérateur a procédé à l'arrêt complet du réacteur. Et on se demande également pourquoi il y a eu explosion, puisque, comme la température de l'eau ne nécessitait pas l'arrêt complet du réacteur, elle ne devait pas être assez chaude pour se vaporiser et entraîner l'accident. Sinon, ça serait arrivé bien avant dans d'autres centrales de ce type ; 2) soit ça nécessitait l'arrêt complet du réacteur (ce qui n'était vraiment pas le but de l'expérience). Et dans ce cas, on se demande pourquoi on a mis le réacteur dans cet état, puisque c'était parfaitement prévisible.

Evidemment, si on pouvait augmenter le flux des pompes au lieu de baisser les barres de contrôle, on se demande bien pourquoi ça n'a pas été fait.

On peut aussi se demander pourquoi ils n'ont pas prévu que le ralentissement des pompes allait se produire et engendrer un état instable. Et pourquoi, alors, ils n'ont pas baissé quelques barres de contrôle au moment ou ils ont arrêté la turbine, ou pourquoi ils n'ont pas augmenté le flux des pompes restantes (si c'était possible, bien sur).

Et avant ça, un peu avant la mise en place de l'expérience, on peut se demander pourquoi ils n'ont pas plutôt descendu quelques barres de modérations et eu une partie des pompes ne fonctionnant pas au maximum, plutôt que de monter toutes les barres, et avoir eu toutes les pompes au maximum. C'était beaucoup plus logique. Ca leur aurait permis, lors de l'expérience, d'avoir une marge de manoeuvre. Comme ils savaient qu'une partie des pompes allait ralentir, ça évitait d'avoir un risque de surchauffe de l'eau. Ensuite, on avait le temps de mettre en marche le groupe électrogène de secours pour mettre à nouveau les 4 pompes à fond. Et à ce moment-là, on pouvait remonter toutes les barres de contrôle.

Par ailleurs, on se demande comment ça se fait qu'il n'y ait pas eu un remplacement immédiat de l'alimentation des 4 pompes assurée normalement par la turbine de la centrale, par celle venant des générateurs de secours. Ca aussi, ça devait être prévu. Donc, ils ne devaient pas être surpris.

On pourra dire que c'était le but de l'expérience de déterminer ce qui allait se passer dans le cas de la perte d'alimentation en électricité (à cause de l'arrêt de la turbine génératrice) de certains éléments vitaux de la centrale. Cela dit, dans ce cas, l'expérience semble une expérience d'apprenti sorcier. C'est genre "on va voir ce que ça fait s'il n'y a plus d'énergie pour alimenter les pompes et les systèmes de secours. Et s'il ne se passe rien de grave avant que les générateurs de secours ne se mettent en marche". Or, a priori, il est évident que si on coupe tout ce qui permet à la centrale de marcher correctement, on va aboutir directement à une catastrophe. Ou alors, l'expérience ne consistait pas vraiment en ça, mais consistait à voir si le groupe électrogène de secours fonctionnait bien. Dans ce cas, il aurait du prendre le relais immédiatement. Et il n'y aurait pas eu de ralentissement de 4 des 8 pompes.

Et tout ça, en plus, en faisant en sorte que tout le refroidissement et toute la modération du coeur soit assuré par les pompes. On sait que les pompes vont diminuer de vitesse et qu'on ne va pas pouvoir les accélérer avant quelques temps. On sait qu'il faut qu'elles soient à fond pour assurer le refroidissement correct du coeur, et que toute diminution pourrait poser problème. Mais on fait reposer tout le refroidissement et la modération du coeur sur les pompes. Si on voulait créer un accident, on ne pouvait pas mieux procéder.

Par ailleurs, en France, le refroidissement peut être assuré entièrement par une seule pompe. Donc, ça semble très bizarre qu'avec 4 pompes encore en pleine activité, et 4 pompes ayant seulement ralenti, on soit arrivé à une situation critique.

En plus, l'arrêt d'urgence peut-être utilisé à d'autres moments. Donc, ça veut dire qu'à chaque fois qu'on appui sur le bouton d'arrêt d'urgence alors que la majeure partie des barres de contrôle est retirée du coeur, on doit obtenir un accident du type Tchernobyl.

Tout ça est donc cousu de fils blancs. Quelle que soit la situation éventuelle, elle est totalement anormale et conduit à penser clairement à un sabotage.

Les incidents précédents, dans la journée, ayant entraîné une soi-disant contamination du coeur au Xénon, conduisent eux aussi à conclure à un sabotage. Il n'y avait là non plus aucune raison d'obtenir ces incidents et donc, l'empoisonnement au Xénon. Par contre, comme par hasard, ces incidents ont permis de justifier la suppression de plusieurs mesures de sécurité qui, par la suite, seront en partie invoquées pour justifier "l'accident" final.

C'est à 0h28, que l'effondrement de puissance de 500 MW à 30 MW a entraîné la désactivation de certains régulateurs automatiques pour continuer l'expérience. Donc, peut-être qu'on a fait exprès d'avoir cet effondrement de puissance pour pouvoir ensuite outrepasser les contrôles. Outrepassament des contrôles qui permettait ensuite de justifier en partie "l'accident".


3) La responsabilité reportée sur les opérateurs de la centrale

Alors, bien sur, comme il n'y avait aucune raison qu'une telle catastrophe arrive, même si on accuse en partie la conception de la centrale, on met la responsabilité finale sur le dos des opérateurs de la centrale, qui auraient pris les mauvaises décisions.

On fait reposer ça sur un opérateur qui aurait tout d'un coup, pris la décision de descendre les barres. Mais, déjà, il n'était pas seul. Donc, il y aurait forcément eu d'autres opérateurs qui lui auraient dit de ne pas le faire. Et puis, de toutes manières, il y a tout ce qui s'est passé avant, qui rend la thèse de l'incompétence des opérateurs très peu crédible. Et qui rend beaucoup plus crédible la thèse du sabotage volontaire.

Cela dit, rapidement, on opère un glissement d'analyse et on accuse en fait le gouvernement qui cloisonnait trop les savoirs, qui avait mis le directeur de la centrale par copinage, que par manque de moyen, les techniciens et ingénieurs étaient mal formés. Bref, c'est le faute à pas de chance, au destin, à la nature des choses, etc... Et il n'y a donc aucune raison de faire une investigation très poussée... qui pourrait gêner certaines personnes.

Donc, on noie le poisson.


4) Une version probable, et les vrais responsables

La version la plus probable, c'est donc que la catastrophe de Tchernobyl est due à un sabotage. Des incidents ont été créés avant la catastrophe finale pour supprimer les mesures de sécurité automatiques. Et la suppression des mesures de sécurité automatiques, ajouté à "l'erreur" du technicien qui a abaissé toutes les barres de modération en même temps permettait ensuite de justifier la catastrophe aux yeux du grand public. Concernant les techniciens, il est clair qu'une partie devait faire partie du complot.

Quand à la décision, elle doit venir du gouvernement russe lui-même (et au delà, de ceux qui dominent la politique mondiale). Le fait que le gouvernement n'ait pas fait d'investigation et n'ait pas évoqué le sabotage comme possible raison (alors que tout montre que c'en est un) indique clairement que le coup venait de lui.

Pourquoi le gouvernement russe aurait créé cet accident ? Eh bien, pour donner le coup de grâce au développement de l'énergie nucléaire dans le monde. Ce ne sont pas les russes spécifiquement qui ont fait le coup, mais la clique qui contrôle les gouvernements. Et ça a marché. L'énergie nucléaire, qui commençait à être fortement critiquée, mais dont les partisans restaient encore relativement puissants, et dont l'image dans le public restait assez positive, a vu son développement presque totalement stoppé dans le monde. Il y a eu three miles Island, qui a entraîné déjà de forts doutes sur la sécurité de l'énergie nucléaire, doutes relayés par les associations écologistes, Hollywood et les médias. Et Tchernobyl est venu donner le coup de grâce. C'était le méga accident nécessaire pour donner le coup d'arrêt au développement du nucléaire dans le monde. Un peu comme les attentats du 11 septembre 2001 ont été le prétexte à la guerre en Irak et à la mise en place de mesures totalitaires partout dans le monde (attentats perpétrés évidemment par la clique qui gère les affaires du monde, pas par quelques pauvres terroristes musulmans armés de couteaux. Mais bon, vu le nombre de sites sur le sujet, tout le monde sait ça maintenant. Je n'ai pas à y revenir).

D'ailleurs, Gorbatchev a été le premier fossoyeur de la Russie communiste, ce qui a permis ensuite, sous Eltsin, le hold-up des oligarques sur l'économie russe. Donc, les choses vont toutes dans le même sens. Gorbatchev était un agent de ceux qui dominent la politique mondial. Et faire un sabotage d'une centrale nucléaire pour stopper le développement de l'énergie nucléaire au niveau mondial, pour quelqu'un qui était en train de liquider la Russie soviétique, c'était vraiment une opération presque mineure.

Le fait qu'on ait laissé se répandre le mensonge sur l'impact du nuage radioactif sur la radioactivité en Europe montre bien que tous les gouvernements européens étaient de mèche. Sinon, il leur aurait été facile de montrer le peu d'impact que ça devait entraîner, comme je l'ai fait dans le précédent article.

Enfin, il est bien sur possible que rien de tout ça ne se soit passé comme dit officiellement, de près ou de loin. Après tout, dans le même genre, on sait bien qu'il n'y a eu aucun Boeing 757 piloté par des débutants qui ait volé à 850 km/h au ras du sol, se soit entièrement engouffré dans une fenêtre au rez-de-chaussée du Pentagone en laissant à peine deux ou trois débris sur la pelouse, avant d'être complètement annihilé par les flammes, le 11 septembre 2001. Donc, le mensonge pur et simple est parfaitement possible. Qui sait si les barres d'uranium n'avaient pas été retirées avant la catastrophe, et qu'on n'a pas tout simplement dynamité le toit de la centrale ? Ensuite, il suffisait de montrer quelques images du toit de la centrale avec de la fumée s'en échappant, quelques films faits par ordinateur de l'extension du nuage en Europe, des estimations de pics de radioactivité bidonnées, des histoires inventées sur les centaines de milliers de travailleurs se relayant au pied de la centrale (ça c'était peut-être vrai cela dit. Ils n'avaient pas besoin de mentir spécialement dessus. Mais ça peut être aussi complètement faux). Et comme personne ne pouvait vérifier, et que, de toute manière, de telles personnes n'auraient pas eu accès aux médias de masse, tout ça passait comme une lettre à la poste. Il est bien sur très possible qu'une partie des opérateurs de la centrale qui sont morts peu après la catastrophe, aient été tués (par la prise de médicaments surdosés par exemple, ou tout simplement mélangés à du poison) pour éviter qu'ils ne parlent. Il était facile ensuite d'impliquer la radioactivité comme responsable de leur mort. Bien sur, ce n'est qu'une hypothèse, mais on ne sait jamais.

mercredi 13 juin 2007

L'influence de la catastrophe de Tchernobyl sur la quantité de radioactivité en Europe

Je profite du blog, et aussi du fait que j'ai parlé du nucléaire (d'ailleurs, je n'ai pas fini d'en parler) pour aborder une chose qui m'énerve depuis longtemps (21 ans en fait) : le problème des effets de la catastrophe de Tchernobyl sur l'Europe et sur la France.

Apparemment quasiment personne n'a pensé à la chose suivante, qui est pourtant du domaine de l'évidence la plus aveuglante, la première chose à laquelle on devrait penser : vu que la dispersion de l'uranium s'est réalisée sur l'Europe entière (mers comprises), celui-ci devait être tellement dilué, que, hormis à proximité de la centrale, l'impact a du être quasi nul en terme d'augmentation de la radioactivité.

Voyons, on a 70 tonnes de combustible dans une centrale. La masse volumique de l'uranium est de 19 tonnes par m3. Donc, 70 tonnes font un volume de 3,6 m3. Disons 4 m3 pour simplifier les calculs. Apparemment, au moins la moitié du combustible a fondu et est resté dans la centrale de Tchernobyl. Donc, ça ne ferait que 2 m3 qui se seraient échappés de la centrale par la voie des airs. Apparemment, une partie de ces 2 m3 est retombée à proximité de la centrale et des alentours un peu plus éloignés. Supposons qu'il ne restait que 1 m3. Ca voudrait dire qu'un cube de 1 m3 aurait contaminé l'Europe entière. C'est totalement ridicule.

On aurait l'équivalent d'un sac de 1 m3 de poudre d'uranium (et autres éléments radioactifs) qui aurait été dispersé sur 10 millions de km2 (la surface de l'Europe) et ça aurait augmenté dans des proportions énormes la radioactivité et ça aurait mis en danger les gens qui auraient mangé des plantes cueillies à cette époque là. D'emblée, on se dit que c'est n'importe quoi. Mais faisons le calcul.

Pour arriver à couvrir l'équivalent de 10 millions de km² (soit 10 mille milliards de m², puisque un kilomètre carré égale un million de mètres carrés) avec un cube de 1m3, il faudrait 10 mille milliards de carrés de 1m2 et de 1/100 000 000 ème de millimètres d'épaisseur, soit 10 picomètres (10 x 10-12 mètres). Donc, sur chaque mètre carré de l'europe, il y aurait eu dépot d'une pellicule de 10 picomètres d'épaisseur d'uranium et autres éléments radioactifs.

En terme de poids, ça fait donc (puisque 1 m3 d'uranium pèse environ 20 tonnes), 20 tonnes divisées par 10 mille milliards, soit 2 millionièmes de grammes par m2. Or, dans les terrains granitiques et sédimentaires, la proportion d'uranium est de 3 grammes par tonne de roche. Donc, l'augmentation de la radioactivité a forcément été dérisoire.

Selon Wikipédia, un jardin carré de 20 mètres de coté (400 m²) contient sur 10 mètres de profondeur, 24 kg d'uranium. Donc, 400 fois 2 millionièmes de gramme, ça fait 800 millionièmes de grammes de rajoutés à ce jardin, soit 0,000003 %. Bien sur, il y en a plus en surface. Donc, calculons sur un mètre, ça fait 0,00003 % de radioactivité en plus. Et 0,0003 % sur 10 centimètres. Bref, on est dans le domaine du bruit de fond.

Vu qu'il y a autant d'uranium dans du béton que dans de la roche (puisque le béton est constitué de roches), et en considérant cette épaisseur de 10 cm, un individu reçoit donc chez lui 3.000 fois plus de radiations par an à cause du sol et des murs de son appartement qu'à cause de Tchernobyl. S'il va pendant un seule demi-journée à la montagne, où souvent, il y a deux fois plus de radioactivité qu'en plaine, il va recevoir plus de radioactivité supplémentaire que celle causée en un an par le nuage de Tchernobyl.

Même si ça s'est concentré un peu plus dans les cours d'eau, c'est resté du domaine du bruit de fond. D'ailleurs, le Rhône à lui tout seul charrie 100 tonnes d'Uranium par an (voir wikipédia), soit 5 fois plus que les 20 tonnes réparties sur toute l'Europe.

Et il y a 3mg d'uranium par mètre cube d'eau de mer. Soit 1000 fois plus d'uranium que la quantité qui s'est déposée sur 1 m2 de sol à cause de Tchernobyl. Donc, quand on se baigne dans la mer, en supposant que sur la durée des vacances, on est resté 24 heures dedans, on prend 2,7 (1000 divisé par 365) fois la radioactivité prise sur un an à cause de la catastrophe de Tchernobyl. Et certainement beaucoup plus, puisqu'on est la plupart du temps dans des appartements, donc, des zones ou la poussière en question, soit n'est pas rentré, soit est rentrée, mais a été évacuée rapidement dès le premier coup d'aspirateur.

Et en plus, en France, le nuage était en bout de course. Il était sensé s'être débarrassé de l'essentiel de sa poussière radioactive. Donc, on peut tabler sans problème sur une quantité 10 fois moins importante de matière radioactive.

Je ne sais pas, mais c'est vraiment la première idée qui vient à l'esprit quand on parle d'une dispersion à une telle échelle. Est-ce que le volume en jeu n'est pas trop petit pour être complètement dilué ? Parce que, quand même, on parle de l'Europe entière, pas de quelques kilomètres carrés.

Au lieu de se faire ces réflexions de base, en France, tout le monde se concentre sur le fait que le nuage aurait passé la frontière, contrairement à ce que disait le gouvernement, en se croyant très malin (genre nous, on ne nous la fait pas).

Et c'est là-dessus que tout le monde s'est affolé à l'époque.

En fait, croire que l'uranium de Tchernobyl ait contaminé l'ensemble de l'Europe à des taux énormes, c'est comme croire qu'un ou quelques sacs d'engrais pourraient fertiliser toutes les terres agricoles d'Europe. N'importe qui réagirait immédiatement et dirait que c'est n'importe quoi, que c'est ridicule. Mais, avec Tchernobyl, non.